27 septembre 2007
Une gare au bout du monde
Sur le site de la SNCF :
Tapez votre ville de départ, votre ville d’arrivée et l’heure approximative à laquelle vous voulez partir.
Ca à l’air bien ça, qui a dit que c’était compliqué le site de la SNCF ?
De Bielle à Pau vers 14 h.
Réponse :
Pour aller au prochain arrêt, il est déconseillé d’aller à pied parce qu’il est à plus de 2 km.
Pour aller au prochain arrêt il est déconseillé d’aller en vélo mais plutôt en voiture parce qu’il est à plus de 25 km.
Bien. 25 km, 5 km de plus et je serais arrivée à Pau.
Pourquoi prendre le train ?
Pour traverser la voie, demander l’autorisation à un préposé.
C’est écrit sur un panneau à la gare de Buzy.
Quel préposé ? Il n’y a personne ici, seulement nous deux qui attendons le train.
La gare est fermée. A travers les vitres, nous voyons les anciens guichets en bois, une table de ping-pong, un baby-foot, une affiche avec un train et la côte d’azur, une autre un peu décollée que je ne vois pas bien.
Aujourd’hui c’est grêve, pas de chance, pas de train mais un bus tout neuf.
Gare de Buzy, 26 septembre 2007
24 septembre 2007
Romneya coulteri
J'ai planté Romneya dans de la bonne terre avec du fumier.
Il a grossi, grossi mais pas fleuri.
Trois ans à grossir à envahir le massif, à étouffer les pivoines, le daphné, les iris.
J'ai réduit la touffe et donné à Francine des bouts de vilains rhizomes avec peu de racines.
Elle les a plantés, sans trop de soins, elle avait peu de temps.
Au printemps, coup de fil de Francine :
"Tu sais ta plante, c'est un truc magnifique, j'ai plein de fleurs… !"
Certaines plantes n'aiment pas les bons soins.
J'ai arraché mon pied et l'ai planté dans le coin le plus ingrat du jardin.
Ce printemps, des boutons, miraculeux.
25 mai, grêle, il ne reste plus que les tiges.
A la fin de l'été coup de fil de Francine :
"Ta fleur, le pavot blanc, j'ai des quantités de fleurs.
- Francine, si en rentrant chez toi, tu retrouves toutes les fleurs coupées, ne cherche pas c'est moi."
Je suis quand même allée voir mon Romneya de plus près. Sept gros boutons.
Je les ai surveillés tous les jours jusqu'à la floraison.
Ils se sont ouverts, pétales blancs chiffonnés presque plissés.
Romneya coulteri, Bilhères 24 septembre 2007
22 septembre 2007
Alhas




Les sphaignes de la tourbière rougissent, les petites drosera sont à peine visibles.
Brumes dans la falaise, arbres au milieu du néant.
Alhas, 22 septembre 2007
20 septembre 2007
Lac d'Estaëns





Une bête s'envole à mes pieds, je ne l'avais pas vue,
elle a des ailes bleu turquoise.
Oedipoda caerulea est un criquet gris
des versants chauds et secs.
Oedipoda caerulea est gris sur les rochers gris.
A Estaëns les rochers sont rouges,
des conglomérats de petits cailloux
pris dans un ciment rouge.
A Estaens Oedipoda caerulea est rouge comme les cailloux.
Estaëns, 20 septembre 2007
18 septembre 2007
Conifères à Iseye

de gauche à droite
Sapin pectiné Abies alba, Epicea Picea excelsa,
If Taxus baccata, Pin sylvestre Pinus sylvestris
Les aiguilles du Sapin pectiné ont deux bandes blanches sur le revers.
Les aiguilles d'épicéa sont vertes sur le revers, elles piquent.
Les rameaux d'ifs ne piquent pas, les aiguilles sont souples.
Le Pin sylvestre est reconnaissable entre tous les pins :
son écorce est orangée, ses aiguilles sont bleutées.
Le Sapin pectiné est spontané dans les Pyrénées,
il forme de grandes forêts : sapinière et hêtraie-sapinière
L'épicéa n'est pas spontané dans les Pyrénées, il a été planté.
L'if est toujours isolé, il ne supporte pas la proximité des autres ifs,
il est mélangé à d'autres arbres.
Le Pin sylvestre pousse spontanément sur les versant sud secs.
Iseye, 16 septembre 2007
17 septembre 2007
Rosalia alpina


Reproduction des Rosalies des Alpes sur un hêtre foudroyé.
Le bois mort laissé dans la forêt est indispensable à
la survie de ces magnifiques insectes.
Iseye, 16 septembre 2007
Vallon d'Iseye

Fenêtre ouverte sur la cascade d'Isabe, cabane de Cujalate.

Gentiane ciliée Gentianella ciliata
et Colchique des Pyrénées Merendera pyrenaica

Iseye, 16 septembre 2007
Lac de Lhurs

Il y a des jours où le temps correspond exactement à la balade.
Le brouillard, la lumière blanche, le vide qu'on imagine.
Le lac de Lhurs c'est un souvenir lointain,
un chemin raide, une épaule dans la forêt,
des fenêtres ouvertes au mileu des arbres sur des parois verticales.
Les gens vous disent :
"Ah ! le lac de Lhurs, c'est un peu perdu… c'est un peu encaissé."
Et si justement, c'était ça le plus précieux.
J'y suis retournée.
Je me demandais
si la réalité serait à la hauteur du souvenir.

Toile sur Daboecia cantabrica et deux belles araignées


Table des Trois Rois
Lac de Lhurs, 14 septembre 2007
11 septembre 2007
Magnabaigt, Saoubiste, Chérue, Lavigne

"Vous aussi, vous êtes perdus ?"
Mais pourquoi, quand on se balade la carte à la main
serait-on perdu ?
Joce étudie chaque bourrelet de terrain, chaque dépression,
cherche quelque chose de remarquable.
Pas quelque chose d'exceptionnel, juste qu'on remarquerait,
qui permettrait qu'on dise : "Vous pouvez passer par là."
Partout de l'herbe, des vallonnements, une amorce de sentier.
Sans la carte impossible de le trouver.

Un arbre. Un arbre nain de la haute montagne.
Son tronc grossit de moins d'un millimètre par an.
Nerprun nain Rhamnus pumilus


pour quelques photos supplémentaires cliquer
Magnabaigt, Suzon, Saoubiste, Chérue, col Lavigne, Magnabaigt
10 septembre 2007
08 septembre 2007
Chemin de la Mâture


Balade au-dessus du vide
un chemin dans la paroi
végétation méditerranéenne
Genévrier de Phénicie
et lézard vert.

pour voir la végétation du chemin
cliquer sur l'image
chemin de la Mâture, 5 septembre 2007






















